Ma thèse en partenariat avec Efficacity : Interview avec Adélaïde Mailhac

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Dernière année de thèse pour Adélaïde Mailhac, doctorante au CSTB sur l’évaluation environnementale aux échelles urbaines, en lien avec le projet de recherche EPU d’Efficacity qui co-finance ses travaux. Coté académique, cette thèse est encadrée par le Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions (LMDC) à Toulouse.

Adélaïde, peux-tu nous décrire le sujet de ta thèse ?

L’objectif de ma thèse est d’améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans la production et la gestion des stocks bâtis. Pour cela, les travaux abordent de manière concourante trois axes :

  1. Méthode et processus de conception : Cet axe vise à améliorer la compréhension des processus de développement et de conception urbaine.
  2. Ingénierie et sciences de l’environnement : Cet axe abouti à la proposition d’une méthode d’évaluation appelée Urbalise basée sur le couplage de l’analyse des flux et de l’approche en cycle de vie.
  3. Solutions numériques : Cet axe vise à faciliter l’application de l’évaluation environnementale en réduisant les temps de modélisation.

Deux applications sont présentées pour illustrer le potentiel et la faisabilité des développements réalisés :

  • à l’échelle d’un quartier : une opération d’aménagement de type ZAC comprenant une part de démolition de bâtiments et,
  • à l’échelle d’un territoire : étude de cas sur l’aire urbaine de Toulouse.

Les travaux et les applications présentés sont une contribution à la recherche en évaluation environnementale appliquée aux villes et plus particulièrement à leur stock bâti. Ils ne closent pas la problématique de l’évaluation environnementale des projets urbains et ouvrent au contraire plusieurs perspectives de recherche sur ce sujet, dont notamment sur le périmètre de la méthode au-delà du stock bâti (infrastructures urbaines, déplacements, biodiversité etc.).

 

Quels sont les liens entre ta thèse et les travaux d’Efficacity ?

Mon projet de thèse fait partie intégrante du projet Évaluation des Projets Urbains (EPU), et fait le lien en particulier avec les travaux d’Analyse du cycle de vie à l’échelle urbaine (EPU1).

Entre mes travaux et le projet qui nous réunit à Efficacity, il y a une vraie complémentarité. En effet, quand on souhaite évaluer les performances environnementales d’un projet, il est indispensable d’adopter une approche multidisciplinaire et de prendre en compte les différentes composantes du projet urbain : les infrastructures, la mobilité, les bâtiments, l’énergie, les services de l’eaux et de gestion des déchets. C’est exactement ce que permet Efficacity en réunissant autour de la table des experts des différents domaines cités. Ma contribution au projet porte en particulier sur la modélisation des bâtiments aux échelles urbaines.

Pour que l’évaluation environnementale s’intègre aisément dans la pratique des acteurs nous devons proposer des temps de modélisation et de calculs cohérents avec leurs contraintes et compatibles avec les données disponibles. A cette fin, nous proposons deux solutions numériques pour faciliter et automatiser la modélisation d’un stock bâti à l’échelle urbaine.

  • La première solution développée est l’amélioration d’une base de données d’éléments types de bâtiments (façades, planchers, cloisons etc.) qui permet de caractériser facilement la matérialité d’un stock bâti à l’échelle du quartier ou de la ville une fois quelques paramètres connus (type de bâtiment, année de construction et usage).
  • La deuxième solution numérique apportée concerne l’intégration des paramètres de description physique des bâtiments nécessaires pour l’analyse des flux étendue aux impacts environnementaux dans le standard ouvert CityGML. Le CityGML est un standard ouvert qui permet de fédérer la modélisation et l’échange de données urbaines 3D. Il constitue pour cela un vecteur indispensable à l’interopérabilité entre différents outils de simulation et d’analyse urbains (énergie, acoustique, infrastructures…).

 

Que retiens-tu de ton doctorat en partenariat avec Efficacity ? 

Avant de commencer ma thèse, j’ai été ingénieure de recherche pendant 6 mois au sein d’Efficacity. Cette période a été essentielle pour moi car elle m’a permis de gagner en expérience et j’y ai formé des relations professionnelles très riches. Au cours de ma thèse, j’ai bénéficié de cet environnement de travail très diversifié en matière de domaines d’expertise et de profils.

 

Quels sont tes projets pour la suite ?

A la suite de ma thèse, je poursuis l’aventure avec le CSTB. En continuité de ma thèse, mes missions s’inscriront dans les travaux sur l’évaluation aux échelles territoriales du CSTB. C’est une belle opportunité qui me permettra de valoriser pleinement mes travaux de thèse. Ces nouvelles perspectives confirment également mon ancrage dans Efficacity et plus particulièrement dans le projet Évaluation Environnementale des Projets Urbains

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